De l’autre côté du bureau, votre conseiller bancaire attend votre réponse. On entend les mouches voler. Vous, vous ne savez pas trop comment réagir et commencez à vous agiter sur votre chaise. Le silence est parfois dérangeant. Une guerre des nerfs s’engage.
Alors, vous êtes tenté. Vous avez bien envie de lui faire plaisir à ce conseiller. C’est vrai, il est sympa. Il vous « suit » depuis longtemps. Et puis il ne demande pas la lune quand même : juste que vous mettiez un peu d’apport dans cet investissement immobilier. 10 000 euros, de quoi financer les frais de notaire et les frais d’agence immobilière. Sur une opération totale à 100 000 euros, cela ne représente que 10 % après tout. La banque assumera le plus gros du risque.
Alors, vous vous apprêtez à lui répondre « OK, va pour un apport de 10 000 euros ».
STOP !!! N’ouvrez pas la bouche. Réfléchissez encore.
Avec ces 10 000 euros, vous pourriez faire tellement de choses…
Je le sais. Je me suis « fait avoir » aussi. Sur mon premier investissement locatif, la banquière m’a gentiment conseillé de financer les frais de notaire – soit 6 000 euros. Ce que j’ai regretté par la suite. Erreur de débutant.
Parmi les lecteurs du blog, il y en a plusieurs qui m’ont posé cette question : comment acheter sans apport ?
Cela fait un moment que je dois écrire un article sur le sujet. Après avoir longtemps procrastiné, l’heure est venue !
Acheter sans apport : la méthode en 12 points