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« Investir, c’est prendre des risques » : Vrai ou faux ?

« Investir, c’est prendre des risques « . C’est ce que l’on entend de partout, une sentence péremptoire que l’on prend comme acquise et vraie.

Cette phrase est bien souvent sortie pour justifier de revenus importants, au dessus de la moyenne. Elle s’inscrit dans notre environnement bien français, très prude vis-à-vis de l’argent.
En gros, la prise d’un risque est une manière de se justifier de gagner des revenus très supérieurs à la moyenne. C’est un peu comme dire « je sais, désolé de gagner très bien ma vie, j’ai eu de la chance au casino, cela m’est tombé dessus ».

Mais qu’en est-il en réalité ? Es-ce que tous les investisseurs jouent à la roulette russe chaque semaine ?

C’est ce que l’imaginaire populaire croit, mais il en va tout autrement.

Un investisseur qui réussit est souvent, à l’inverse, une personne très prudente.
Mais qui met en œuvre quelques principes de base.

Ces grands principes sont décryptés par Pierre et Gwendoline, deux allergiques au risque, et qui pourtant ont investi dans 8 biens immobiliers en 3 ans. Leur spécialité ? La location saisonnière, thème sur lequel ils partagent leurs stratégies sur le blog Eldorado immobilier.

réfléchir aux risques puis agir

En fait de chance ou de risques, c’est plutôt le fait de prendre le taureau par les cornes qui paie. Combien de personnes rêvent dans leur salle de bains d’un avenir meilleur ? D’investir dans l’immobilier, de faire des plus values et de toucher des loyers chaque mois ?

Et bien l’investisseur, juste après l’avoir rêvé… il le fait ! Tout simplement. Il ne procrastine pas !
Il suffit bien souvent de sortir de la procrastination pour faire les choses et avoir des résultats.

Et c’est souvent facile, bien plus facile que de nombreux métiers classiques au quotidien.

  • Un investisseur maîtrise parfaitement son sujet

Il ne faut cependant pas confondre vitesse et précipitation.

Se renseigner dans les détails pour bien comprendre le mécanisme de son investissement est fondamental. Et internet est un formidable atout pour cela, puisque vous trouverez quantité d’informations gratuites de qualité, comme par exemple, sur ce site dédié à la constitution et à la gestion de patrimoine.

Une fois les grandes notions bien assimilées, il faut mettre en pratique en simulant des projets d’investissement sur des biens que vous avez visité.

La fiscalité est un facteur essentiel à prendre en compte, ainsi que la qualité du bien (s’il nécessite des travaux ou non). Des avis extérieurs, comme celui d’un expert immobilier, peuvent être très utiles pour éviter de tomber dans le coup de cœur ou de passer à côté d’un vice structurel majeur.

La maîtrise de tous les aspects de son investissement est très important car autant il est assez aisé de gagner de l’argent, autant il est aussi facile d’en perdre.

Se prémunir contre les déconvenues est très important car souvent la réalité est plus difficile que ce que l’on a imaginé initialement, il y a des aléas et des imprévus auxquels il faut bien faire face.

  • Un investisseur se prépare au pire : évolutions réglementaires, perte d’envie…

Par exemple, pour les appartements que nous exploitons en location saisonnière, nous rentrons également dans nos frais si nous les louons en location classique. C’est-à-dire que les loyers couvrent largement les charges chaque mois. Cela permet de pouvoir continuer à fonctionner même si nous n’avons plus le temps nécessaire pour gérer les appartements au jour le jour… ou si nous n’en avons plus envie.

Cette technique de couverture permet aussi de se prémunir contre les évolutions réglementaires.
Il s’agit là d’un mal bien connu en France : l’instabilité réglementaire. Ce serait même un facteur majeur qui fait que Londres est passée devant Paris au niveau économique. Car, quand même, il faut être sacrément motivé pour préférer s’installer dans un pays à la gastronomie et à la météo si mauvaises !

Si l’on reprend l’exemple de la location saisonnière, si la règlementation vient à changer et que les énormes restrictions appliquées à Paris se déploient sur toute la France, nous pouvons louer en meublé. Là encore le loyer couvrira largement les charges.
Si la location meublée est attaquée et devient moins avantageuse, nous pourrons toujours louer en nu, soit directement, soit via une société foncière familiale.
A chaque « palier » la rentabilité est nettement plus faible, mais en aucun cas elle ne s’écroule et ne nous mettra en difficulté.

  • Un investisseur chasse les coûts inutiles et prohibitifs

La qualité, puis la rentabilité

La qualité, puis la rentabilité

Le service est la notion la plus importante pour un investisseur. L’argent ne vient qu’ensuite.

En effet, si vous proposez une superbe chambre d’hôte à un couple qui recherche un lieu spécial pour ses vacances, vous leur rendez d’abord service. Et c’est pour ce service qu’ils vous rémunèrent. Cela vient naturellement.
Toutefois, cela n’empêche pas de rechercher un investissement locatif haute rentabilité.

Pour cela, l’investisseur doit traquer les coûts inutiles.
Dans le cas de la location saisonnière, il s’agit typiquement des plateformes de réservation qui demandent une participation fixe à l’année. Du coup, elles ne s’engagent pas sur un résultat. Mieux vaut payer une commission à la réservation.

Cela se voit également au quotidien : remplacer les ampoules classiques par des LED, communiquer sur les heures creuses pour l’électricité… en plus, c’est bon pour la planète 🙂 !

  • Un investisseur surveille le marché et la concurrence

Pour être performant il faut toujours être aux aguets. Le marché de la location saisonnière se développe énormément. Et l’offre s’ajuste toujours à la demande. Donc qui dit plus de locations saisonnières sur le marché dit prix plus bas.
Si vous ne surveillez pas les annonces de vos concurrents, vous ne saurez pas que les prix ont baissé, et donc ne vous étonnez pas si vous avez moins de réservations !

Toutefois l’ajustement des prix est loin d’être la seule possibilité. Vous pouvez également vous adapter en améliorant la qualité de votre annonce, des équipements que vous proposez.
Cela vaut aussi par la mise en place d’autres canaux de publicité comme Facebook et/ou la création d’un site internet pour être moins dépendant des plateformes de réservation.

  • Un investisseur se diversifie

calculer le risque

Tout le monde a en tête qu’il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier.
C’est totalement vrai. Mais encore faut-il s’accorder sur ce que cela veut dire.
Il ne s’agit en aucun cas d’acheter tout et rien. Si vous avez de l’immobilier, ne vous jetez pas sur des actions en bourse sans rien y connaître !

Se diversifier, c’est se créer différentes sources de revenus, distinctes, mais chacune étant la plus sécurisée possible en appliquant les grands principes décrits ci-avant.
C’est un peu comme un fontainier. Il peut creuser un puits, trouver de l’eau. S’il creuse un autre puits à un autre endroit, cela rend moins important si le premier puits vient à se tarir.
C’est pareil pour toutes les sources de revenus.

Ainsi, notre activité principale est la location de gîtes, mais nous développons à côté une activité de conseils qui peut prendre le relais si jamais il arrive une mésaventure à nos gîtes.
En conclusion, réussir ou investir sont des notions similaires et sont synonymes d’agir.

Il suffit souvent de passer à l’action et c’est bien plus simple qu’il n’y paraît.

Une bonne préparation est nécessaire, pour maîtriser parfaitement son sujet.
L’important est ensuite de rester en mouvement et de ne pas s’endormir sur ses lauriers !

Investir, ce n’est pas forcément prendre tous les risques, c’est surtout réfléchir pour apprivoiser les risques.

Merci à Pierre et Gwendoline pour cet article qui rappelle des principes à ne jamais perdre de vue lorsque l’on investit. Le risque est partie intégrante de tout investissement. Mais il y a bon nombre de techniques pour le mesurer et le réduire (on ne l’élimine jamais complètement). N’hésitez pas vous rendre sur leur site spécialisé sur la location saisonnière. Vous y apprendrez notamment leurs techniques pour investir en minimisant les risques.  

3 commentaires sur “« Investir, c’est prendre des risques » : Vrai ou faux ?”

  1. Bon article – bien écrit. Je partage cette vision des choses.
    Dans le cas de la location saisonnière, c’est bien de prévoir de rester dans le positif si on revient à une location longue durée.
    Quand on achète un bien, il faut qu’il soit rentable même avec la solution de secours.

  2. Hello,

    Avant de faire un investissement, il faut se montrer très prudent ! Il est important de prendre en considération l’évolution du marché avant de mettre en avant un projet. 🙂

  3. Tu as soulevé des points intéressants dans ton article. Je suis de ceux qui croient que rien n’est sans risque, mais je pense également que l’on peut le réduire si l’on sait s’y prendre.

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