Arrêter de travailler en 7 étapes

Arrêter de travailler, envoyer son patron balader et couler une retraite précoce et heureuse, on en rêve tous. Faites le test : lancez la conversation avec vos collègues au café.  La discussion va s’animer, chacun aura une idée sur la question et voudra la soutenir.

Oui, enfin, cela aura tout d’une discussion de comptoir, genre on refait le monde et après on retourne bosser. Fini de rêver !

Et pourtant, vivre sans travailler n’a jamais été aussi accessible, grâce à l’investissement immobilier notamment. Vous en doutez ? Alors, étudions ensemble les sept étapes indispensables sur la façon de larguer les amarres…

 

arreter de travailler

Arrêter de travailler. Et vous, c’est pour bientôt ?

Quitter son travail avant la retraite,

est-ce si facile ?

Retour à notre conversation sur le fait de quitter son emploi. Promis, craché, juré : tous vos collègues sont prêts à plaquer leur job. Si demain, leur salaire est assuré en restant à buller à la maison, vous ne les reverrez plus.

Mais, sont-ils réellement prêts ? Ont-ils conscience du bouleversement que cela va créer dans leur existence, et par ricochet, dans celle de leur famille ? Et vous, y avez-vous vraiment, SERIEUSEMENT, réfléchi ?

 Déjà, si vous êtes accroc au boulot, il va falloir vous sevrer. On n’en a pas forcément conscience mais il existe une sorte d’addiction au travail, au fait de se voir reconnaître utile à la société, à apporter sa petite pierre.

Je connais une personne qui dispose d’un patrimoine que je n’atteindrai sans doute jamais (il pèse plusieurs millions d’euros) et rien que ses actifs immobiliers lui rapportent en moyenne 15 000 euros par mois. Mais il continue à bosser et il a 65 ans !!! Et même quand il part en vacances (une semaine par an voire deux quand c’est vraiment la fête), il ne peut pas s’empêcher de continuer à travailler, une vraie machine… Jusqu’à ce qu’il ait un gros pépin de santé il y a deux ans. Et là, il s’est dit qu’il n’était pas « immortel » et qu’il faudrait peut-être en profiter un peu avant de « tirer le rideau ».

Son cas est un peu extrême mais, regardez autour de vous, je suis sûr que vous connaissez ce genre de personnes.

 Ne plus travailler est une chose mais il va également falloir l’assumer.

Il sera peut-être plus compliqué que vous ne le pensez d’annoncer que 1/ vous plaquez votre boulot, 2/ vous ne comptez pas en reprendre un, du moins pas au sens traditionnel, du genre « je suis salarié et travaille 8 heures par jour pour quelqu’un que je n’estime pas, mais bon il faut bien gagner sa croûte ! »

Je vais vous dire : la société a horreur des contre exemples. Si vous montrez qu’un autre chemin est possible que le sempiternel métro / boulot / dodo, on va vous regarder d’un air sceptique voire vous supplier de revenir à la raison. Cela s’appelle la pression sociale. Posez-vous la question : suis-je prêt à supporter tout çà ?

En premier lieu, il faudra sans doute convaincre à la maison, et là, il va falloir être bon ! Cela équivaut presque à sauter d’une falaise sans parachute. 99 % de chances de vous crasher. Surtout si vous êtes le « gros salaire » dans le ménage.

vivre sans travailler

Si, malgré tout, vous parvenez à convaincre Monsieur / Madame, soyez prêt a affronter le regard des autres, sur le mode « salaud de riche ! »

Parce que, à l’arrivée, vous allez faire naître l’envie chez les autres. Vous pensez ! Arrêter de travailler et vivre de ses rentes. Rien que cette dernière expression est particulièrement péjorative. Certains auront presque envie de mettre votre tête au bout d’une pique !

Et puis, arrêter de travailler alors que vous aviez un boulot, peut-être même un boulot en or, grassement payé, tandis qu’il y a tant de personnes au chômage, cela va être (super) mal perçu.

Enfin, et c’est sans doute le plus important, le travail c’est ce qui vous identifie. Que voulez-vous ? C’est comme çà. D’ailleurs, vous l’avez remarqué, quand on fait connaissance avec quelqu’un, on lui demande son nom et, très vite, ce qu’il « fait dans la vie ». Il vous faudra apprendre à répondre «, j’ai décidé d’arrêter de travailler pour prendre ma retraite anticipée, je suis rentier immobilier ». Ou inventer une belle histoire, plus « socialement adaptée ».

 

Arrêter de travailler oui mais pour faire quoi ?

 Il y a presque autant de réponses à cette question que de personnes.

Certains veulent tout simplement « lever le pied », d’autres ont posé un petit mouchoir sur des passions trop longtemps étouffées, d’autres encore décident de changer radicalement de vie.

Il y a même des personnes qui arrêtent de travailler pour payer moins d’impôts ! Véridique : allez jeter un œil sur ce forum. C’est ce qu’on appelle l’effet pervers de l’impôt !

Parmi toutes ces réponses, certaines reviennent plus fréquemment : profiter davantage de sa famille, de ses enfants en particulier, se sentir plus utile en oeuvrant dans des associations caritatives, voyager…

C’est vrai que passer (au moins) 8 heures par jour à bosser, cela laisse peu de temps pour s’épanouir ailleurs. Il faut admettre que la plupart des boulots ont cette capacité à nous étouffer, à nous endormir dans un train-train, et puis tiens on se réveille à 65 ans et on vous dit que c’est l’heure de descendre du train. Même pas sûr que vous ayez droit à la retraite d’ailleurs.

La conception traditionnelle du travail inhibe l’initiative et la créativité. D’où le débat sur le revenu minimum universel ou revenu de base.

 

 Quand arrêter de travailler ?

Calcul complexe s’il en est qui va dépendre de multiples facteurs :

– quels sont vos besoins financiers ?

– quel est le niveau de vos rentes actuelles (immobilières, financières, boursières…) ?

– quel est votre patrimoine ? Quels sont vos actifs ?

– quel est votre niveau d’endettement ?

 Un conseil quand même : n’attendez pas d’être en mode « burn out ». Anticipez les choses. Plus vous aurez commencez jeune à vous constituer un patrimoine, plus vous pourrez dire rapidement « au revoir Président ».

Le jour où vous percevez un peu de lassitude au travail ou que vous traînez des pieds pour aller au bureau, il faut sérieusement songer au fait d’arrêter de travailler. Et à la stratégie qui vous permettra de le faire.

 

Pour arrêter de travailler, éradiquez vos dettes !

 C’est un lieu commun, mais cela va mieux en le disant : avant de songer à quitter votre emploi, commencez par éliminer vos dettes. Et si possible, toutes vos dettes. Ce sont autant de boulets à vos pieds.

Attention, vous devez opérer une distinction entre les mauvaises dettes et les bonnes dettes. Les premières vous appauvrissent, en gros ce sont tous ces prêts à la consommation (télé, voiture…), la vérole de la consommation facile… Les secondes vous permettent de mettre la main sur des actifs qui, eux, vous enrichissent. Un emprunt immobilier permet de vous constituer un patrimoine ET de toucher des loyers (supérieurs à vos mensualités, cela va de soi).

Faites donc la chasse à cette mauvaise dette ! Attaquez vous ensuite à la bonne. Cette étape n’est certes pas très emballante mais elle demeure incontournable.

 

Quelle rente mensuelle ?

Posez-vous ensuite la question : de quelle somme d’argent ai-je besoin chaque mois ? Il s’agit grossièrement de faire une soustraction entre vos revenus et vos dépenses.

Pensez également à vous garder un matelas de sécurité : comptez au moins 6 mois de dépenses. Cela vous permet de dormir sur vos deux oreilles.

1. Calculez vos recettes

Si vous avez investi dans l’immobilier, vous aurez des rentrées d’argent avec vos loyers. Ce sera sans doute votre poste de recette principal.

Peut-être aurez-vous également d’autres type de ressources, comme des dividendes d’actions boursières ou des plus-values réalisées sur vos biens immobiliers ou sur votre porte-feuille boursier.

Certes, vous allez arrêter de travailler mais vous aurez cotisé a minima pour la retraite. Rapprochez-vous de votre caisse de retraite pour vous faire une idée du montant de la pension que vous toucherez et à partir de quel âge vous serez en droit de la toucher.

Pas toujours évident ceci dit. J’ai cherché à me renseigner de mon côté. Et la réponse a été lapidaire : nous ne pouvons faire de simulation que pour les personnes nées en 1966. Sachant que je suis né en 1978, j’en déduis qu’il va falloir attendre quelques années pour que j’y vois plus clair. Kafkaïen, non ? Je sais seulement que je pourrais toucher une mini pension à partir de 55 ans (un tiers de mon salaire actuel dans le meilleur des cas…). Combien ? Tout va évidemment dépendre du temps que je reste à occuper mon poste.

Pensez également que, le jour où vous arrêtez de bosser, vous n’allez peut-être pas rester les bras croisés à longueur de journée. Je vous l’accorde, les 3 premiers mois, çà doit être sympa de ne rien faire, se promener, lire des bouquins, aller au ciné, faire plus de sport… Bref, tout ce qu’un actif n’a jamais le temps de faire. Mais, très vite vous aurez envie de vous lancer dans une nouvelle activité. Peut-être qu’elle sera lucrative, qui sait ?

2. Calculez vos dépenses

Vous vous en doutez, la vie d’un rentier est bien différente de celle d’un actif. Vous aurez de nouvelles dépenses (plus de loisirs, transports, voyages…). Mais peut-être aurez-vous également des postes de dépenses plus réduits si vous avez la main verte et que vous consommez ce que vous produisez ? Ou peut-être réaliserez-vous vous-mêmes certaines prestations auparavant payées à des professionnels ?

Pensez également au fait d’aller vivre ailleurs, dans des pays où le coût de la vie est sans commune mesure avec la France. Si vous voulez vous faire une idée, jetez un œil sur le site Numbeo, vous pourrez comparer le coût de la vie entre votre ville actuelle et celle où vous projetez d’emménager.

Autre question : quel est le mode de vie que vous souhaitez adopter : êtes-vous une « machine à dépenser de l’argent » ou une vraie fourmi ? Jacob Lund Fisker, auteur du livre Early Retirement Extreme vit par exemple avec 600 dollars par mois ! Il a complètement révolutionné son mode de vie et son rapport à l’argent. Bon, 600 dollars par mois (soit 533 euros), c’est assez impressionnant quand même. Pour tout dire, je ne m’en sens pas capable 😉 !

Essayez de faire sauter certains postes de dépense. Par exemple, j’ai décidé de rembourser de manière anticipée le crédit que l’on a sur notre résidence principale. Et je me suis fixé une date limite (2018). Une fois cette action réalisée, j’aurai éliminé une dépense de près de 900 euros !!! Et, par la même occasion, assuré un toit à ma famille.

N’hésitez pas à vous projeter 10 ou 15 ans dans le futur. Par exemple, si vous avez des enfants, l’adage veut que « plus ils grandissent, plus ils coûtent chers ». (Oui, cela va choquer certains d’entre vous.) Mais, mieux vaut regarder les choses en face : si vous avez deux enfants qui font des études supérieures (mettons une école de commerce à Lyon et une école d’ingénieur à Paris), vous avez franchement intérêt à disposer d’une rente solide et de marges de manœuvres financières !

Bien-sûr, rien ne prouve que les enfants feront des études supérieures mais, personnellement, je préfère l’avoir en tête. S’ils veulent poursuivre leurs études, je ne me vois pas leur dire « non tu n’iras pas parce que je n’ai pas les moyens » alors que je suis rentier grâce à l’immobilier !

Pensez également à votre protection sociale. Tel qu’il existe, le système français est construit pour les « actifs ». Il vous faudra trouver une assurance maladie et une complémentaire. D’ailleurs, plus vous allez vieillir plus ce poste de dépense va croître.

Plusieurs solutions existent que je ne vais pas détailler ici car c’est un sujet à part entière. Sachez que vous pouvez demander à bénéficier du régime de sécurité sociale de votre conjoint / concubin si il (ou elle) continue de travailler. Autre option : vous affilier à la CMU de base ou vous déclarer comme autoentrepreneur.

Enfin, pensez aux impôts ! Quitter votre job va vous permettre de réduire l’assiette imposable mais n’oubliez pas que les revenus tirés de la rente immobilière sont lourdement imposés.

 

Consommer son capital ou le conserver pour le transmettre ?

Vous êtes à la tête d’un beau patrimoine immobilier. Il va falloir opérer un choix douloureux : le conserver et en tirer une rente convenable ou entamer ce patrimoine et voir votre rente augmentée.

Il va de soi que si vous décidez de « manger » votre capital, il ne restera pas grand chose voire rien à transmettre à vos héritiers. Quelle est votre sensibilité sur ce sujet ?

De mon côté, je ne compte pas léguer un million à chacun de mes enfants, comme certains peuvent le faire (j’en ai parlé dans cet article sur la négociation). Mais j’aimerais quand même qu’ils partent avec quelques atouts matériels que je n’ai pas eu la chance d’avoir. Du genre, un ou deux lots immobiliers chacun. Idéalement, cela pourrait leur donner quelques notions de gestion. Pas inutiles si vous me suivez…

Les calculs vont donc différer suivant ce choix crucial. Si on part du principe que votre capital vous rapporte 3 % à l’année et que vous souhaitez disposer de 3 000 euros chaque mois, il vous faudra disposer d’un capital immobilier de 1,2 million d’euros (1 200 000 x 0,03 = 36 000, soit 3 000 euros par mois).

Si vous décidez de grignoter votre capital, tout dépend de l’âge auquel vous allez « partir en retraite ». Plus jeune vous devenez rentier avec l’immobilier, plus votre capital (ou votre rendement) devra être important. Regardez ce tableau par exemple :

rentier immobilierImage extraite de L’Express.

 

Combien de temps pour arrêter de travailler ?

 Ce temps va varier suivant vos objectifs et votre motivation.

 Selon moi, la question à vous poser est davantage :

 quels efforts suis-je prêt à consentir pour quitter mon job ?

Cela me fait toujours marrer ces gourous qui vous disent « voilà : dans deux ans tu gagneras X euros, dans 5 ans tu arrêtes de travailler et dans 10 tu seras riche ! ».

Comme si on était tous fait du même bois et qu’il suffisait de copier / coller une solution miracle pour que tout le monde puisse arrêter de travailler et être heureux…

Comme si cela ne demandait pas d’efforts, de réflexion, de stratégie personnelle.

Vous voulez devenir rentier avec l’immobilier. Hé bien, croyez-moi, ce ne sera pas de tout repos. Vous allez même en baver par moments et vous demander pourquoi vous vous emmerdez – pardon ennuyez – à essayer de ne plus travailler. Ce serait tellement plus simple de passer votre temps libre comme tout le monde à siroter une bière devant un match de foot ou à sortir faire la fête avec vos amis.

Suis-je fou de vous dire çà ? Est-ce que je me tire une balle dans le pied ? Parce que, c’est vrai, je suis investisseur immobilier, et blogueur en prime. Je devrais donc vous vendre la chose comme un rêve, un paradis facilement accessible ?

Désolé. Je ne vois pas du tout les choses sous cet angle là. J’estime plutôt être là pour vous aider à décortiquer les mécanismes de l’investissement et faire de vous le meilleur investisseur possible.

Pour revenir à la question de départ  (quels efforts pour devenir investisseur immobilier grâce à l’immobilier ?), en fait tout dépend de vous.

Premièrement, quelle est votre capacité d’épargne mensuelle ? 10, 15 % de vos revenus ou davantage ? Fixez-vous un objectif précis. Je ne le répéterai jamais assez : l’objectif c’est comme une balise sur votre chemin de futur rentier. Vous devez vous y accrocher comme un damné et tout faire pour réaliser cet objectif ! Donc, vous parvenez à mettre de côté 10 % de vos revenus chaque mois, passez à la vitesse supérieur : 15 % ou même 20 % !

Après un premier investissement réussi qui dégage du cash flow tous les mois, ré-ajustez encore ce but. Revoyez le de nouveau à la hausse si vous obtenez une augmentation de salaire… Alors, je sais, ce n’est pas très excitant de faire un virement de son compte courant vers un PEL ou une assurance vie, mais c’est une étape indispensable. Pour devenir rentier avec l’immobilier, la patience et surtout la PERSEVERANCE seront deux atouts majeurs dans votre jeu. Sinon, vous pouvez jouer au loto 😉

Il y a des personnes qui veulent absolument parvenir au statut de rentier en 3 ou 4 ans, ce qui est possible. Par exemple en achetant une grande surface (maison ou appartement) qu’elles divisent en plusieurs lots. Ces lots sont ensuite loués en meublé et à la nuitée. Admettons que vous mettiez la main sur un appartement de 100 m², vous en faites 3 appartements de 30 m² loués chacun 50 euros la nuit. Si vous louez 15 jours par mois chaque logement, cela nous donne la somme rondelette de 2250 euros… Imaginez si vous renouvelez l’opération deux ou trois fois. En clair : çà cartonne.

Bon, par contre, il va falloir « mettre les mains dedans ». Ce type d’activité c’est interdit aux fainéants ! Parce que gérer les plates formes de réservation et leur calendrier respectif, être réactif avec les clients, garder le bien nickel, faire le ménage, assurer l’entrée dans les lieux et la sortie… Vous l’aurez compris, ce ne sera pas de tout repos mais, au moins, vous serez votre seul et unique boss.

Reste l’option de déléguer mais vos revenus vont s’en ressentir (environ – 20%).

J’ai commencé à investir il y a trois ans. Mon premier objectif était de me créer un complément de revenu pour la retraite. Le second de penser à mes enfants. Après, je me suis dit que si cela pouvait nous permettre  de nous faire plaisir (voyager notamment), pourquoi se priver ?

Depuis un peu plus d’un an, je me suis fixé un objectif encore plus ambitieux : arrêter de travailler à 45 ans (j’en ai 38 à l’heure actuelle). Plus tôt si c’est possible ou si je ne supporte vraiment plus mon patron 🙂 . Dans le monde des rentiers, on pourrait donc m’assimiler à une tortue plutôt qu’à un lièvre ! Mais, j’ai fait le choix d’investir plutôt sur des grandes surfaces qui exigent peu de gestion : il y a moins de turn-over sur des lots de ce type et, comme les biens sont propres et les loyers décents, les locataires n’ont pas envie d’aller voir ailleurs. On a même un locataire qui est dans le même appartement depuis plus de 15 ans. Du velours.

Vous l’aurez compris : il y en a pour tous les goûts. Vous pourrez quitter rapidement votre travail ou vous garder cette option sous le coude, au cas où.

Alors, jusqu’à quel point avez-vous envie d’arrêter de travailler ?

Commentaires (8)
  1. Alain juin 27, 2016
  2. ABC Argent (@abcargent) juin 28, 2016
    • Paul juin 28, 2016
  3. patrice juin 29, 2016
    • Paul juin 29, 2016
  4. Julien septembre 1, 2016
  5. Gondouin août 9, 2017
    • Paul août 9, 2017

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